21.7.08

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Etrange figure que celle de la méduse; animale et humaine, aquatique et tellurique, présente et fuyante, molle et dense, nocturne et solaire, morte et vivante, bourreau et victime, belle et laide, attirante et repoussante, elle concilie dans la légende pétrification et métamorphose.
Persée ne pouvait la regarder que dans le reflet de son bouclier sous peine d’être pétrifié, manière de dire qu’il y a des vérités qu’on ne peut voir que dans un miroir. C’est peut-être le propre de la représentation que de refléter l’inaccessible et l’ambiguïté des réalités sur la surface rassurante de la page ou de la toile blanche pour les transfigurer
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4 commentaires:

menfin a dit…

etant petite je croyais que la meduse etait une ame

Sylvie a dit…

la méduse transfigurée, voila un beau titre pour un roman.

Minijupe a dit…

la seule chose capable de me faire nager plus vite que Laure Manaudou !!!!

cathiminie a dit…

la photo est tellement féérique que j'en oublierais les brûlures que le contact de cette bestiole provoque