4.9.08

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Il faudrait bien la mettre en terre, cette histoire qui n’existe pas. Graver les mots qui disent qu’elle n’aura pas l’occasion de naître, que resteront juste, nichés dans nos mémoires, quelques morceaux de bien-être réchappés des eaux incertaines.
Il faudra bien nous oublier dans tous ces jours sans espoir de nous qui peu à peu raccourcirons, juste une petite trace, une petite ride au coin du coeur.
Il faudrait bien la mettre en terre, mais je n’ai pas le courage.
Viendra l’automne et puis l’hiver, le froid, le chaud et puis le chaud et toujours cette putain de tendresse qui rend tous les chagrins futiles et toutes les promesses caduques.
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4 commentaires:

Sylvie a dit…

ou bien la laisser mourir toute seule, comme une feuille qui tombe ou une rose qui se fâne...

cathiminie a dit…

Sylvie tu m'ôtes les mots de la bouche...ou plutôt du clavier! Mais je constate ma chère juillev que tu parles maintenant de deuil, d'oubli, de souvenirs...une étape se franchit...step by step pour faire dans l'originalité...bises et à bientôt mes moutonnes préférées (le 12 et 13 septembre normalement!)

toutaubord a dit…

Non il ne faut pas l'enterrer cette histoire, il faut d'abord aller jusqu'au bout. Es tu allée jusqu'au bout? Aprés il y a les regrets car on ne fait pas disparaitre des sentiments.Amitiés

juillev a dit…

Syl et Cath: A suivre...

Toutaubord: Oui, mais il ne faudrait pas que l'amertume prenne le pas sur les regrets